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MINISTÈRE DES AFFAIRES INDIENNES
ET DU NORD CANADIEN

Le Kumik du MAINC - lieu de guérison pour tous

par Wendy MacIntyre

Le Kumik est un endroit consacré à la tranquillité d’esprit et au bien-être spirituel. Or, ironiquement, c’est l’un des conflits les plus médiatisés de l’histoire récente du Canada qui est à l’origine du Kumik.

La loge des aînés (Kumik) a été installée à l’Administration centrale du MAINC en raison des difficultés que vivaient les employés autochtones qui travaillaient au Ministère pendant la crise d’Oka, à l’été de 1990. Afin d’aider à dissiper des tensions persistantes qui pouvaient exister entre le personnel autochtone et les autres employés du Ministère, un groupe d’Autochtones a proposé au sous-ministre Harry Swain une idée féconde. Il s’agissait de retenir par contrat les services d’orientation et de consultation dispensés par des aînés autochtones, services qui aideraient les employés autochtones et non autochtones du MAINC travaillant dans la région de la capitale nationale, à régler les problèmes vécus en milieu de travail qui résultent de malentendus et de différences culturelles.

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Louis LeBlanc et Louise McGregor cultivent une ambience détendue dans leur bureau situé à côté du Kumik.

Avec les années, les services offerts auKumik se sont améliorés et ont pris de l’ampleur. Tout comme les effluves de foin d’odeur qui s’échappent sous la porte de la loge, les ressources spirituelles du Kumik touchent de plus en plus de gens, y compris des étudiants de tous les âges, des employés d’autres ministères et quiconque recherche la paix intérieure et la croissance spirituelle.

Le Kumik a fait l’objet d’un article dans The Ottawa Citizen et de reportages diffusés aux émissions de nouvelles de la SRC et de la télévision par câble Rogers, ce qui a eu pour effet d’attirer encore plus de gens aux séances d’enseignement du midi données par les aînés, ainsi qu’aux discussions. De plus, le Kumik a récemment reçu un prix dans le cadre du projet Wolf (organisation manitobaine en faveur de l’harmonie entre les races) pour le travail accompli dans le but de «promouvoir le respect et la compréhension entre les cultures».

Le Kumik est un endroit idéal pour méditer et réfléchir. Un cercle, symbolisant la cérémonie de la suerie, est dessiné sur le parquet tandis que les poutres du plafond, également en bois, représentent la cérémonie de la Danse du Soleil. « Je crois fermement que le Kumik aura longue vie parce qu’il est axé sur une spiritualité très élevée », affirme Louise McGregor, qui administre le Kumik depuis quatre ans. Née à Kahnawake, Mme McGregor dit avoir appris en très bas âge à montrer du respect aux autres; c’est là une des principales raisons pour lesquelles elle travaille au Kumik. Madame McGregor a pour principale tâche de voir au confort des quelque 20 aînés qui viennent enseigner et donner des conseils au Kumik au cours de l’année. Les aînés viennent de partout en Amérique du Nord, et pour quelques-uns d’entre eux, c’est la première fois qu’ils quittent leur collectivité.

« Nous nous occupons de toutes les modalités de voyage et de logement des aînés. Lorsque les aînés viennent ici, ils sont nos invités », indique Mme McGregor.

Leur séjour de deux semaines n’est pas de tout repos, car ils animent des séances le midi et rencontrent des gens en consultation tout au long de la journée. « C’est un travail exigeant », ajoute Mme McGregor. « À la fin de la journée, ces personnes sont exténuées et c’est compréhensible. » En plus du travail qu’ils font au MAINC, bon nombre des aînés invités consacrent du temps, le soir et les fins de semaine, à rencontrer différents groupes ou à enseigner au Pinganodin Lodge, maison de transition située dans le centre-ville d’Ottawa et destinée aux hommes autochtones qui luttent contre la toxicomanie et l’alcoolisme.

Pour aider les aînés à assumer toutes leurs responsabilités, Mme McGregor et son adjoint, Louis Leblanc, ne ménagent pas les efforts pour créer une atmosphère détendue dans leur bureau situé à côté du Kumik. « On ne peut demander aux aînés de travailler dans un milieu bureaucratique », dit Mme McGregor. « C’est la raison pour laquelle cette façon de procéder a eu autant de succès. Les aînés sont libres d’agir à leur guise. Ils doivent se sentir à l’aise, comme s’ils étaient à la maison et faisaient le travail qu’ils font chez eux. »

« Nous avons adopté la politique du libre accès », dit Mme McGregor. « Il y a constamment des gens qui vont et viennent. » Quelques-unes des personnes qui viennent au bureau du Kumik ont de sérieux ennuis. Pendant les semaines où il n’y a pas d’aînés au Kumik, Mme McGregor et M. Leblanc reçoivent les gens et leur prêtent une oreille compatissante.

« Nous sommes réellement sensibles à ce que vivent toutes les personnes qui viennent ici », explique Mme McGregor. « On apprend à ne pas juger. Ce qu’il faut, c’est aimer les gens et se montrer bienveillant. Les aînés nous enseignent que ce que nous donnons finit par nous être rendu. »

« Je dis à tout le monde que je fais le plus beau travail du monde », ajoute Mme McGregor. « Le Kumik est un merveilleux programme et les gens en profitent réellement. Le MAINC fait très bien de conserver ce programme. »

Louis Leblanc, qui est d’ascendance mohawke est d’accord : « Je me réjouis d’être ici. Cela m’a mis en rapport avec mon héritage autochtone. Les aînés m’ont beaucoup apporté et j’ai appris énormément. Je travaille tout en évoluant sur le plan personnel. »

Le sous-ministre du MAINC, Scott Serson, est un autre partisan du Kumik. «Il rencontre tous les aînés et il vient très souvent au Kumik», dit Mme McGregor.

« Selon moi, le Kumik est un endroit unique en son genre et il représente une partie importante de notre vie professionnelle au MAINC », indique le sous-ministre Serson. « Mes discussions avec les aînés m’ont profité. Je souhaiterais qu’un plus grand nombre d’équipes de travail du MAINC profitent du Kumik et qu’elles apprennent des aînés plus de choses sur les cultures autochtones. »

Peu après avoir été nommé ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, Ronald A. Irwin a fait du Kumik la première étape de sa visite au Ministère. Depuis, il est retourné à plusieurs reprises pour y rencontrer les aînés. De l’avis de Mme McGregor, les deux dernières années ont été bien remplies, et la clientèle du Kumik a augmenté rapidement. « Deux jours après l’annonce de la visite d’un aîné, tous les rendez-vous de consultation individuelle sont retenus.»

Pour obtenir plus de renseignements au sujet du Kumik et des activités qui s’y déroulent, veuillez communiquer avec Louise McGregor par téléphone au (819) 953-2913, ou par télécopieur au (819) 994-7171.

Bref historique du Kumik

Le Conseil des aînés a été créé au MAINC en 1991; il est sous la direction conjointe du bureau du directeur des Ressources humaines et du conseil exécutif du Comité de l'avancement des employés autochtones (CAEA). Le conseil siège dans la loge des aînés (appelée Kiche Anishnabe Kumik en langue algonquine) ou Kumik.

Le conseil a pour but de conseiller les employés autochtones et non autochtones sur la façon de régler les problèmes du milieu de travail, lesquels découlent d'attitudes négatives et de différences culturelles; il vise également à aider tous les employés du Ministère à mieux apprécier les cultures, les philosophies et les usages autochtones.

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