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TÉMOIGNAGE
 
 

Colette Lemonde

Lemonde C

Montréal, le 12 avril 2000

Je désire, par la présente, vous faire part de ma déception face à mon obligation de céder ma propriété située au 716, rang Ste-Philomène à Oka (Québec) lors de l'achat massif des propriétés par le gouvernement suite à la crise d'Oka.

Au début, mon mari avait acheté le terrain au bord du lac des Deux-Montagnes en vue d'y construire un chalet et suite à son décès, j'ai hérité du terrain. En premier, j'y ai fait mettre une roulotte et après cinq ans, la municipalité obligeait les riverains à construire : les roulottes et les maisons mobiles n'étaient plus tolérées. Compte tenu que j'étais veuve et que j'aimais beaucoup le plein air et le paysage au bord du lac, j'ai donc décidé d'y faire construire un chalet afin de profiter pleinement de ce merveilleux décor. Afin de permettre à ma fille, et plus tard à mes petits-enfants, de jouir d'un endroit sain et sécuritaire pour passer leur été et leurs fins de semaine loin des problèmes qu'on retrouve en milieu urbain.

Après y avoir passé les fins de semaine et toutes les vacances d'été durant plus de vingt ans, il est très difficile, comme veuve et dans la soixantaine, de se déraciner d'un milieu et de recommencer à s'installer ailleurs, surtout qu'avec le montant alloué à la vente, il était impossible de trouver une résidence secondaire similaire.

C'est donc à regret que j'ai vendu ma propriété et depuis, je suis confinée à mon petit balcon d'appartement durant tout l'été avec comme paysage des murs de brique tout en pensant à mon beau lac et à mon jardin. Que de belles années perdues à ruminer de beaux souvenirs…

Compte tenu de toutes ces contraintes, je vous demande donc, de m'accorder un dédommagement pour la diminution de ma qualité de vie, de santé et de plein air et pour le grand dérangement émotionnel que ce déménagement m'a occasionné.

Vous comprendrez que c'est avec beaucoup de regret que j'ai dû quitter mon chalet d'Oka. J'espère donc que vous porterez une attention particulière à ma demande et que vous m'accorderez une compensation qui pourrait sûrement faire une différence pour les années qu'il me reste à vivre.

Colette Lemonde
 

 
 
 
 
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