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MAVCO |APIK | Le Milieu | Jean Jolicoeur
 

 
Association des Propriétaires à l'Intérieur de Kanesatake (APIK)

Le gouvernement fédéral a rejeté toutes les recommandations présentées par l'APIK, en accord avec la communauté MOHAWK DE KANESATAKE, pour le transfert des propriétés dans le respect, l'ordre et qui aurait représenté de substantielles économies d'argent.

 

 
 

APIK

L'Association des Propriétaires à l'Intérieur de Kanesatake (APIK) regroupait la grande majorité des propriétaires fonciers, tant autochtones que non autochtones, demeurant dans les enclaves à l'intérieur du Territoire de Kanesatake et qui avaient été identifiées par l'APIK. Son travail fut remarquable au niveau des communications pour faire réaliser aux gouvernements l'ampleur du drame qui terrassait les propriétaires de Kanesatake suite à la Crise d'Oka et des cinq difficiles années qui ont suivi.

La solution de l'achat des propriétés par les gouvernements devenait une nécessité pratique devant les préjudices irréparables engendré par l'attentisme gouvernemental.

Le fait de ne trouver aucun preneur à un prix acceptable crée un effet de panique et de démoralisation.

L'APIK et le Conseil Mohawk des Aînés & le Comité de Travail de Kanesatake ont mis de l'avant et proposé de nombreuses solutions qui n'ont jamais été retenues et qui auraient réduit substantiellement et à long terme de multiples problèmes tout en satisfaisant les autochtones. L'inflexibilité des gouvernements dans ce dossier fut la première source de création de problèmes.

Personne n'est intéressé à acquérir une propriété, à quelque rabais que ce soit, là où la sécurité est inexistante et où les autorités gouvernementales s'affrontent au quotidien.

L'APIK a clairement expliqué cette situation dans son mémoire qu'elle a présenté à la Commission Royale sur les Peuples Autochtones :

" On croit à tort qu'il y a un problème de partenariat entre autochtone et non-autochtone à Kanesatake.

C'est plutôt à la base un complexe problème de conflit de juridiction provenant de quatre niveaux d'autorité dont certains pouvoirs, qui se chevauchent, engendre confusions et frustrations qui ne finissent jamais par se régler au grand dam des citoyens. "

La résolution 93-04 du Conseil de la Municipalité de la Paroisse d'Oka en date du 11 janvier 1993 ne laisse aucun doute en ce qui a trait au manque de sécurité qui a affecté les résidants de Kanesatake pendant plusieurs années.

À cause de l'attentisme et de l'incurie des gouvernements, et surtout au manque de sécurité et de protection, la situation est devenu tellement chaotique et explosive à Kanesatake au cours de l'année 1993 que l'APIK a logé une demande d'intervention au Comité des droits de l'homme de l'Organisation des Nations Unis (ONU) à leurs bureaux de Genève et de New York.

"Ces résidents, qui sont non-autochtones et aussi autochtones, sont confrontés continuellement au non respect des droits fondamentaux qui sont reconnus tant par la Charte des droits du Québec que celle du Canada."

"L'Étude du dossier que nous vous soumettons vous convaincra que tous les recours à l'intérieur du pays afin de faire respecter les droits des personnes dans la communauté ont été épuisés."

"Des copies de cette lettre (à l'ONU) ont été envoyées à M. Yves Lafontaine, président de la Commission des droits de la personne du Québec, et à M. Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen."

Comme il était politiquement non rentable pour aucun parti politique, ni provincial ni fédéral, de voir, d'informer et d'intervenir pour faire respecter la loi et l'ordre à Kanesatake, seul l'Évêché de Saint-Jérome a eu le courage de venir sur place constater l'ampleur de la détresse humaine d'une population laissée à elle-même sans sécurité et confrontée au quotidien au non-respect de tous leurs droits fondamentaux.

"la qualité de vie s'est dégradée à un seuil non acceptable"

"Confrontés quotidiennement au climat d'insécurité et d'instabilité créé par ces revendications, les allochtones de Kanesatake ont de plus en plus le sentiment d'être des étrangers dans ce qui fut ¨leur chez eux¨."

"Des collaborateurs de l'Évêque ont vu et entendu ces pères et mères de familles qui, pour plusieurs, ont atteint leur limite de tolérance psychologique."

Les gouvernements savaient que les propriétaires représentés par L'APIK n'étaient pas assez nombreux pour constituer une force qui aurait obligé les gouvernements à respecter les droits fondamentaux dont bénéficiaient tous les autres citoyens du pays.

Les gouvernements savaient aussi que la Crise de l'été 1990 avait affaibli moralement, physiquement, psychologiquement et financièrement les propriétaires représentés par l'APIK et qu'ils ne représentaient pas une véritable menace à leur opportunisme politique si les gouvernements faisaient preuve de laxisme dans le règlement de leurs dossiers.

Et pour ceux qui avaient encore de l'énergie, le gouvernement du Québec n'a pas hésité à employer tout le poids de ses institutions gouvernementales pour les écraser.

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