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COMMISSION POITRAS
MÉMOIRE
PAGE 7

SECTION 2
 

 
 

2.5 L'attentisme des gouvernements fédéral et provincial

Tous les organismes qui œuvrent à la protection des droits de la personne, des biens et des citoyens ont été interpellés à être vigilant sur ce qui se passait à Kanesatake où les droits fondamentaux étaient bafoués au quotidien et qu'une population peu nombreuse, démunie, désorganisée n'avait plus les ressources pour faire respecter les droits fondamentaux dont tous les citoyens bénéficient dans ce pays.

Malgré que quatre partis politiques différents se soient succédés de 1990 à 1995 au fédéral et au provincial, en plus d'avoir un parti du Québec comme opposition officielle au fédéral, aucun parti n'a voulu défendre les droits fondamentaux des sinistrés de Kanesatake; c'était politiquement non rentable. Dans les faits, comme le démontre le mémoire, les sinistrés de Kanesatake furent oubliés de tous les partis politiques.

Pendant plus de cinq années on a violé les droits fondamentaux au quotidien à Kanesatake, traumatisant une population qui ne comprenait plus pourquoi son vécu était perturbé par son environnement anarchique et pourquoi aucune autorité ne voulait rien faire pour lui assurer un minimum décent de sécurité et de condition de vie.

Une personne violée de ses droits fondamentaux se souvient de son viol toute sa vie; à Kanesatake c'est pendant cinq années que les gouvernements ont violé les droits fondamentaux de toute une population. Tout comme les " Enfants de Duplessis " dont certains faits remontent à plus de 60 ans ou les victimes de la Crise d'Octobre de 70, il y a 28 ans, les victimes sinistrées de la Crise d'Oka ont le droit de savoir la vérité. Pourquoi ont-ils été pris en otages, qui muselait la Sûreté du Québec qui elle refusait de porter protection à la population de Kanesatake et pourquoi la Sûreté du Québec n'a jamais donné suite ni fait aucun suivi sur les innombrables incidents et plaintes qui lui ont été rapportés à Kanesatake?

On a pris tout le temps requis pour faire la lumière sur le dossier Matticks; il est d'autant plus normal et équitable que les honnêtes citoyens de Kanesatake, qui se sont sacrifiés pour que tous les Québécois puissent vivre en paix et que leur pays ne soit pas une terre de violence et de terrorisme, puissent, eux aussi, connaître cette justice qui leur fut refusée.

Le premier volet de la Commission " Les pratiques ayant cours en matière d'enquêtes criminelles à la Sûreté du Québec dans les cas de crime majeur et la gestion et l'encadrement de ce type d'enquête " permettront de faire la lumière sur la sécurité déficiente à Kanesatake et d'avoir une réponse à toutes les situations où les agents de la Sûreté du Québec refusaient d'assurer la protection et d'intervenir en nous répondant; " on a les mains liées ".

Suite du Mémoire, page 8
 
 
 
 
 
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