Retour à la page d'accueil
Coups de feuDangerMédiasTémoignagesQuoi de neufCommunications
IntroductionPlan du siteQui sommes-nous?InsécuritéSinistrésInstitutions
Commission Poitras | Le Plan | Mémoire | Complément | Témoignages
 

 
COMMISSION POITRAS
MÉMOIRE
PAGE 2

SECTION 1
 

 
 

1. INTRODUCTION

Tout le Canada fut secoué par les événements tragiques de l'été 1990 qui se sont passés à Kanesatake et à Kahnawake et qui ont marqué à jamais toute une population civile.

Le présent document ne porte pas sur le conflit lui-même, qui sera couvert par un autre document à venir, ni sur la situation des autochtones à Kanesatake mais uniquement sur l'aspect de la Sécurité déficiente sur le Territoire de Kanesatake et par ricochet la privation des droits fondamentaux à tous les citoyens de Kanesatake de mars 1990 à septembre 1995.

La Commission des droits de la personne du Québec dans son rapport sur la Crise d'Oka " Le Choc Collectif " rappelle les fondements de l'intervention de la Commission :

" La charte des droits et libertés de la personne du Québec garantit notamment à tous les citoyen-ne-s , en toute égalité, l'exercice : de droits fondamentaux : droit à la sûreté, à l'intégrité et à la liberté de sa personne, droit au secours, droit à la jouissance paisible et à libre disposition de ses biens, droit à la sauvegarde de sa dignité, de son honneur et de sa réputation… "1

Plusieurs organismes ont reconnu le non respect de ces droits fondamentaux envers les citoyens de Kanesatake pendant la période des barricades du 11 juillet au 26 septembre 1990. Malheureusement tous ces organismes sont demeurés silencieux sur les incidents pendant les cinq années qui ont suivi l'été 1990 alors que ces derniers incidents violaient les droits fondamentaux des citoyens de Kanesatake, se multipliaient et devenaient le vécu au quotidien devant l'attentisme des gouvernements.

Les malheureux incidents de l'été de 1990 auront une indéniable répercussion sur les événements des années suivantes et qu'il faut en discourir pour établir la connexité des événements perturbants des années suivantes qui sont abordées.

La bourde gouvernementale la plus magistrale qui allait démontrer la faiblesse des gouvernements devant une situation difficile et qui allait donner le ton de cinq années de flottement et d'hésitation à l'égard du respect des droits fondamentaux par nos gouvernements est sans contredit la " scène loufoque et grotesque "2 où le Juge en Chef de la Cour Supérieur du Québec accompagné de ministres des gouvernements fédéral et provincial signent un document avec des gens masqués et armés à l'encontre de toutes règles et pratiques légales, judiciaires et politiques de ce pays.

Devant le manque de sérieux et avec autant de ridicule de la part de nos gouvernements et de leurs institutions peut-on s'étonner de l'effritement de leur crédibilité et de leur autorité à Kanesatake dans les années qui ont suivi l'été 1990.

____________________

1 Le Choc Collectif, avril 1991, Commission des droits de la personnes du Québec, page 11.
2 Le Journal de Montréal le 14 août 1990, par Normand Girard.

Suite du Mémoire, page 3
 

 
 
 
 
Coups de feu | Médias | Danger | Témoignages | Quoi de neuf | Communications
Introduction | Plan du site | Qui sommes-nous ? | Insécurité | Sinistrés | Institutions
 
 
 
 
Webmestre Page précédenteHaut de la pagePage suivante